Forces pas si Nouvelles

Publié le par sonia

Depuis la fin de la séance d'incantations à Marcoussis, ce qui était connu de tous comme une coalition de rebelles sanguinaires et assassins, a par une pirouette linguistique été rebaptisé Forces Nouvelles, une appellation qu'il n'est pas exagéré de qualifier de scandaleuse voire indécente.

 

Voyons un peu de quoi il s'agit. Dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, des hommes lourdement armés font irruption dans les villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo avec pour objectif principal de renverser le Président élu, Laurent Gbagbo. Dans la mise en oeuvre de ce plan diabolique, les rebelles ont assassiné le Ministre BOGA DOUDOU, les colonels JEAN GNOLEBA YODE, DALLY OBLE et DAGROU LOULA. Les forces du MPCI, MPIGO et MJP ont fait des victimes innocentes comme Marcellin Yacé et toutes ces filles qui ont été violées et marquées à vie dans leur chair. Ces forces ont éventré de pauvres ivoiriennes enceintes, mutilé des enfants à peine sortis de l'adolescence, égorgé cet élément de la gendarmerie de Côte d'Ivoire comme un mouton, sodomisé de jeunes ivoiriens, abattu d'innocents enfants. On en a vu de toutes les couleurs. Guitrozon porte encore les stigmates des atrocités commises au nom de la candidature de Ouattara. Des villages entiers ont été rasés de la carte de la Côte d'Ivoire, des familles ont été dépossédées de leurs biens, des entreprises ont été saccagées, le travail de tout une vie envolé, des domiciles ont été pillés et occupés de force pour que Ouattara soit candidat. N'oublions pas cette jeune fille qui est devenue séropositive après avoir subi un viol collectif des forces du MPCI ainsi que ces danseuses d'Adjanou qu'on a traîné ligotées avant de les exécuter. Il y a eu aussi cette mère qu'on a obligé à se faire amputer un bras contre la vie de son enfant, sans compter les Diby Konan Jacques et son oncle à Kahankro exécutés par les rebelles pour que Ouattara soit candidat, le chef du village de Fêtêkro, dans la sous-préfecture de Brobo, de Soman Inza, chef de village de Kamelessou dans la sous-préfecture de Prikro, qui tous sont tombés sous les balles assassines des rebelles venus imposer aux ivoiriens la candidature d'Alassane Dramane Ouattara à la présidence en Côte d'Ivoire. Jusqu'à ce jour, ces milices continuent d'endeuiller la Côte d'Ivoire, ayant fait de la violence leur arme principale dans la conquête du pouvoir d'Etat. Mais les coups d'Etat, les rebellions armées et l'usage de la terreur comme moyen d'expression dans le cadre politique, qu'est-ce que cela a de nouveau pour que ceux qui se sont résolument inscrits dans cette voie sans issue soient pompeusement appelés Forces Nouvelles ?

 

Déjà, depuis les temps préhistoriques, la guerre existait. L'histoire la plus reculée de tous les peuples de la terre fait toujours une part importante à la guerre qui hélas a de tous temps été le moyen d'expression par excellence pour régler les différends entre groupes d'individus, entre peuples et entre nations. Plus près de nous, les dates les plus mémorables de l'histoire des relations internationales restent celles de 1914-1918 et 1939-1945, les deux guerres mondiales. En Afrique singulièrement, la guerre est devenue une banale routine. Angola, Mozambique, Tchad, Zaïre, Nigéria, Libéria, Sierra Leone, Somalie, Rwanda ...La force qui a été utilisée dans ces pays au fil de notre histoire continentale et planétaire, c'est celle des armes, du chaos, de la terreur, la force des atrocités contre les innocents, les viols, les pendaisons, les exécutions sommaires, les mutilations, la force des RPG, des AK47, des Grenades à fragmentation, des chars, des mitrailleuses, des Bereta ... toutes choses dont se servent aujourd'hui encore Ouattara et sa bande de miliciens surexcités et qui pensent avoir inventé la poudre à canon. Que non, messieurs les analphabètes au service d'une cause triste et perdue. La violence existait avant votre arrivée. La guerre n'a rien d'une force nouvelle. Pendant que vous étiez occupés à on ne sait trop quoi, l'humanité a passé des siècles à se détruire en usant de cette force comme moyen de régler ses différends. Cela a été essayé sur tous les continents, même tout près de vous, mais le résultat du recours à cette force s'est avéré désastreux et les peuples ont commencé à s'organiser autrement et à manifester leurs désaccords avec plus d'intelligence. C'est ce qu'on a appelé démocratie, et les Forces Nouvelles, messieurs, ce sont plutôt les sit-in, les élections, les marches pacifiques de protestation ou de soutien, les pétitions, les argumentations contradictoires ainsi que toute autre action permettant de promouvoir ses idées dans le cadre des lois régissant les activités politiques. Eh oui, messieurs, en démocratie, il n'y a pas de lutte armée. Les contradictions sont manifestées selon des règles très précises. Il faut vous renseigner les gars. Vous avez dû manquer un siècle durant votre hibernation. Aujourd'hui, la guerre en politique, c'est dépassé, fini. Il faut actualiser vos données. La Force Nouvelle aujourd'hui s'appelle Démocratie, et elle est régie par des principes que les Institutions ont la charge de faire appliquer. En Côte d'Ivoire, l'un de ces principes que nous appliquons est le suffrage universel direct pour le choix du Président de la République, et l'Institution chargée de veiller à son application est le Conseil Constitutionnel.

 

Bonsoir, ça va ? Bonne arrivée aux Forces Rétrogrades à qui on a fait croire qu'elle étaient Nouvelles.

 

C'était donc en tout cas donc les nouvelles donc du pays, les gars.

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Zegou Seli 04/02/2011 21:27


Elles sont nouvelles (?)et elles sont mauvaises...Ce sont les FORCES NOUVAISES...

Du beau travail...Chère Sonia!