Mercredi 24 juillet 3 24 /07 /Juil 09:54

Je ne suis pas juriste, mais je pense, contrairement à ce que vous soutenez, que la question de la nationalité n’est pas que juridique. Le juridique en est certes la forme achevée, mais en amont, il s’agit d’abord d’une question aussi bien historique, anthropologique que sociologique, parce qu’elle nous fait remonter inévitablement dans notre passé. D’ailleurs vous suggérez vous-même "un nouveau Code de la Nationalité conforme à l’histoire du peuplement de notre pays". On ne peut donc pas évacuer de ce débat les considérations non juridiques. D’ailleurs, l’exemple Sénégalais que vous citez comme une panacée n’est pas une procédure d’acquisition automatique de la nationalité. Il y est bien stipulé que le concerné doit entre autres conditions "avoir été continuellement et publiquement traité comme tel par la population et les autorités sénégalaises." Comme vous posez la question de savoir " quelles formalités ont-elles accompli certaines des personnes nées ou qui résidaient en Côte d’Ivoire, avant 1960, pour devenir des ivoiriens d’origine à partir de l’indépendance ", j’espère que votre ami Kéba M’Baye vous aura dit sur quelle base les sénégalais (?) pouvaient se permettre de "traiter continuellement et publiquement" certains comme sénégalais et d’autres pas ? Et puis, que renferment juridiquement les termes "continuellement et publiquement " ? Quelle population atteste de cela ? Quels sénégalais pouvaient s’en porter garants étant donné qu’il n’y avait pas encore de sénégalais, "d’un point de vue juridique" ?

Comme vous le voyez, à suivre votre raisonnement "juridique", on n’est pas loin de l’absurde, puisqu’il nous amène toujours à rechercher les premiers nationaux "d’un point de vue juridique" qui ont fait des autres des nationaux "d’un point de vue juridique".
Ce texte sénégalais n’a fait que traduire en partie ce que nous avons appliqué sans l’écrire, car, pour reconnaître la nationalité à quelqu’un, il fallait bien un minimum de critères. Or vous savez bien qu’en dehors des règles juridiques pour acquérir la nationalité d’origine, il y a des réalités qui ne peuvent être considérées comme étant de moindre importance. Même si nos Etats n’existaient pas du point de vue juridique avant les indépendances, il existait au sein de chaque peuple une communauté minimale de conscience, de destin et de culture qui faisaient de nos pays des entités sociologiques distinctes les unes des autres selon des critères qui tiraient leur source non seulement de l’expérience sociale propre à chacun, mais aussi de l’histoire de chacun. Certes, ce sont là des disciplines des sciences humaines qui n’ont pas la même rigueur que le droit, mais on ne peut pas faire comme si en dehors du droit, il n’était pas possible de donner une identité à chacun des peuples Voltaïques, Ivoiriens, Maliens… Or, si de tels critères d’identification et de distinction de nos peuples autrefois francisés, existaient, même s’il ne s’agissait pas de statut juridique en tant que tel, il y avait là déjà des éléments assez indicatifs permettant d’en établir les bases sociologiques. Nos Etats n’étaient donc pas de vastes marchés où se côtoyaient des individus venus de nulle part. Tous les habitants de l’ex-colonie française Côte d’ Ivoire ne pouvaient donc pas être considérés comme étant des Ivoiriens à partir de l’indépendance. D’où certainement la décision du législateur de ne pas faire une distribution automatique de la nationalité. Une distinction était faisable avant et après l’indépendance, sur la base de critères autres que juridiques. On peut estimer qu’ils étaient moins rigoureux que le droit, mais on ne peut pas faire croire comme vous le faites insidieusement et à dessein, que c’était le bordel et que dès le départ, la nationalité Ivoirienne reposait sur du faux. D’où votre conclusion malheureuse parlant de " la crise de nationalité qui ronge la Côte d’Ivoire, depuis son accession à l’indépendance et dont les événements du 19 septembre 2002 ont constitué l’expression la plus tragique Côte d’ivoire".
Soyons sérieux, Monsieur le professeur. Une crise de la nationalité dites-vous, en Côte d’Ivoire ? Ah, je crois que là j’aurais plutôt dû m’adresser non pas à l’intellectuel mais au "Secrétaire National aux Affaires Juridiques et Institutionnelles du RDR".
Votre fond de commerce, ça a toujours été de crier à l’exclusion et à la xénophobie. Ici encore, vous lancez un débat aussi faux que tous les arguments fallacieux avancés par vous pour justifier 10 années de rébellion armée, de meurtres et de toutes sortes d’atrocités. Ce débat sur la nationalité pour faire croire que la Côte d’Ivoire méritait bien une guerre est un autre coup d’épée dans l’eau, parce que plus vous parlez, plus les Ivoiriens et les témoins de notre histoire se rendent compte qu’en Côte d’Ivoire, il n’y a jamais eu de problème de nationalité, sinon une tentative d’opérer une OPA sur notre identité nationale pour en faire au nom d’on ne sait quelle politique, un truc à la disposition de qui en veut. Or vous aviez un demandeur de taille que toutes ces dispositions légales freinaient dans son ambition démesurée à gouverner un pays pour lequel il était disqualifé, étant né de mère Ivoirienne ? (peut-être) et de père Ivorien ? (absolument pas).
Je suis née en 1970. Mon père en 1940 et ma mère en 1950. J’ai la nationalité Ivoirienne d’origine, aux termes de l’article 1 du code de la nationalité, tout comme mes parents, tout comme les parents de millions d’Ivoiriens et Ivoiriennes, tous nés avant 1960. Comment ont-ils fait ? Pourquoi n’a-t-on pas opposé à mes parents votre argument du "tous étrangers" ? Pourquoi d’autres personnes de la même époque auraient-elles été refoulés bien que remplissant les conditions pour acquérir la nationalité Ivoirienne à titre de nationalité d’origine ? Ou alors y avait-il déjà à l’époque un "péril ivoiritaire" ? Et pourquoi vouloir insidieusement mettre l’Etat Ivoirien sur le banc des accusés ? C’est la faute à la loi, c’est la faute aux législateurs, c’est la faute à l’administration, c’est la faute à tout le monde sauf aux personnes concernées dont vous êtes devenus les défenseurs acharnés. Et vos clients, vous leur avez demandé pourquoi ils n’ont pas la nationalité Ivoirienne ? Pourquoi leurs parents n’ont pas eu la nationalité Ivoirienne à titre de nationalité d’origine ? Ou bien ils étaient tout sagement assis dans "leurs villages" et les autorités leur ont dit que ce n’était pas la peine qu’ils viennent faire valoir leurs "droits" ? La loi a prévu des mécanismes de naturalisation. Pourquoi ne pas y orienter vos clients et vouloir à tous prix faire modifier nos lois pour leur faire…ou plutôt pour vous faire plaisir ?
Lorsque feu Emile Boga Doudou avait proposé les audiences foraines dans les régions d’origine pour palier les insuffisances du droit en ayant recours à l’histoire par la recherche des traces dans les témoignages des sachant qui se trouvent pour la plupart dans nos villages, là où les ascendants concernés ont pour la plupart vécu, vous avez crié à l’exclusion et à la xénophobie, votre fond de commerce favori. Aujourd’hui, vous parlez d’apatrides parce que vous cherchez à vous constituer une majorité sans dépendre de l’électorat du Pdci que vous percevez déjà comme un allié instable.

Je terminerai par votre exhortation aux Ivoiriens et Ivoiriennes à faire en sorte de "préserver notre pays de l’enfer qui couve toujours"… ??? Quand je vois que votre contribution a lieu au moment où des centaines de milliers "d’apatrides" ont bénéficié de nouvelles "dispositions particulières" leur permettant de devenir Ivoirien par simple déclaration, quel est donc cet "enfer qui couve" encore ? Les penseurs et concepteurs de l’ "ivoirité" que vous dites combattre sont vos alliés. Le Fpi que vous avez traité de xénophobe est dans vos chaînes. Quel est donc cet "enfer qui couve encore" ?

Par sonia
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Mardi 30 avril 2 30 /04 /Avr 18:18

La date du 19 Septembre 2002 restera à jamais gravée dans notre mémoire à nous  qui y avons survécu comme étant celle du déclanchement d’une forfaiture haineuse, misérable et minable qui devait durer dix ans avant de revêtir dans une autre phase tout aussi pitoyable, des apparences pensait-on, moins sauvages.

Ils ont remué ciel et terre, ameuté tous les démons de l'enfer depuis 2002. Tentative de coup d'Etat, rébellion, insurrection armée, assassinats, terrorisme...

Ils ont clamé haut et fort à travers leurs services de communication internationaux que c'était eux les plus intelligents et que redoutant d'être éblouis par leurs divines lumières, Gbagbo et les autres leur barraient injustement l'accès à la magistrature suprême. Exclusion. C'était leur refrain préféré. "On ne veut pas de moi parce que je suis djoula et musulman..." et blablabla.

On a eu droit à toutes sortes d'âneries dont malheureusement certains esprits étroits à l'intelligence stérilisée par un fanatisme ethno-religieux nauséeux, se sont gavés et n'ont pas encore fini de digérer...

Avec des complicités internes (PDCI) et externe (France & co), Dramane et ses bandes armées sont quand même parvenus à mettre la Côte d’Ivoire et son PR Laurent Gbagbo au banc des accusés en instrumentalisant les appareils judiciaires (internes et externes) comme une camisole de force pour neutraliser toute opposition.

Ces réflexes de Moro naba des temps modernes leur ont permis de se créer les conditions d'une gouvernance digne des houphouétistes qu'ils disent si justement être : opposition zéro, pensée unique, mépris des lois et des droits, un parlement en mode caisse de résonnance...

Etait-ce là la "liberté" promise aux Ivoiriens ? Eux qui se déchainaient contre le régime qu'ils ont renversé parce que selon eux "il piétinait les libertés individuelles et élémentaires". La liberté qu'ils offrent en échange, c'est celle que vous laisse espérer ce cocktail explosif de braqueurs,  d'évadés de prisons, d'analphabètes et de chasseurs traditionnels qui font office d'armée "républicaine" (sic).

La liberté promise par eux, c'est celle qui prive de leurs droits les plus élémentaires, tous ces citoyens, morts pour les uns, détenus ou contraints à l'exil pour les plus heureux, pour avoir commis le crime de soutenir Gbagbo. La liberté version houphouétistes, consiste à maintenir la terreur dans les régions qu'ils estiment défavorables à leur cause, et nos parents d'Afféry en savent quelque chose, eux qui ont du braver les kalaches pour protester finalement contre ces abus dont ils avaient plus que marre. Dans la région de l'ouest, la liberté est du côté des mossis et maliens voleurs de terres et de propriétés diverses, qui sont devenus les seigneurs sous la houlette du toujours copain du pouvoir, Amadé Ourémi. Tout ça pour ça…

Ils ont traité LG de tous les noms, l'accusant de mener un politique d'exclusion, lui qui par soucis d’inclusion n’hésitait pas à nommer à des postes élevés dans l’Etat, des Ivoiriens compétents, sans distinction de religion, d’origine ethnique ni même d’appartenance politique. Même le dauphin constitutionnel était un djoula. Leur inclusion à eux c'est le rattrapage ethnique, concept tellement laid que même son initiateur qui l'avait fièrement décliné dans les colonnes d'un journal Français très ami s'est vu obligé de rétropédaler. Dramane ne connait pas la honte...il dit la main sur le cœur (pourri) "je n'ai jamais dit ça...". Soit. Mais alors, l'épuration ethnique à la Rti, à la Sotra, dans l'administration publique là, c’est quoi au juste ? Les 99% de ministres Rdr djoula, Guinéens (Kamissoko), Burkinabé (Bictogo) là, ce n’est pas toi qui les as nommés ? C’est par un coup de malchance pour les autres ethnies de ton propre parti que presque tous tes députés sont djoula ? Et pour contenter l’allié du Pdci, quelques cadres baoulés sont glissés ça et là dans l'administration publique, eux qui ne se sont pas gênés non plus pour faire la part belle aux baoulés de leur camp. Qui s'assemblent se ressemblent vraiment. Tout ça pour ça…

Vous avez foutu la merde dans notre pays. Sous prétexte de "salubrité", vous avez mis en péril des  familles, un péril plus grave que celui dont vous prétendiez les tirer. Où sont les 5000 emplois promis aux jeunes en 5 ans ? Les 5 nouvelles universités en 5 ans ? "J’ai des solutions, donnez moi 5 ans…"

Des pères de famille qui travaillaient à la Rti ont été renvoyés au prétexte de dégraissage des effectifs et pourtant que de nouvelles têtes à l’écran et dans les couloirs après leur départ ! Une autre famille est plongée dans le désespoir parce que le père, principal pourvoyeur de devises à la maison a été mis à la porte suite à la dernière hausse des prix du gaz. Il travaillait comme distributeur de butane depuis 5 ans. Tout ça pour ça…

Avec Gbagbo dont le carnet d’adresse était selon vous très pauvre, le redressement de la Côte d’Ivoire était amorcé. L’argent circulait parce qu’il le faisait travailler, lui qui n’est pas aussi "brillant" économiste que vous et qui avait selon vous une gestion villageoise de l’Etat. Vous les hommes "modernes", malgré vos caméras, votre CCDO "plus efficace", vos unités spéciales, les Ivoiriens se font buter plus qu’auparavant. Même le DG de la police nationale y a laissé sa peau. Tout ça pour ça…

Malgré vos "déjeuner d’exhibition" et vos proclamations de zéro impunité, vos ministres voleurs, arrogants et menteurs sont toujours à l’ouvrage.

Où est-elle, cette politique économique innovante qui devait faire de nous des citoyens émergeants à un certain horizon ? Inflation galopante, chômage florissant, soins gratuit ( ?) redevenus payants, pour l’école, rien de nouveau, prix record de l’essence, flambée des prix du butane, hausse des impôts, réduction des salaires, sclérose de l’activité industrielle et commerciale, déficits budgétaires croissants …

Alors, messieurs les houphouétistes, tout ça pour ça...?

 

Y a vraiment rien en face. C'était les nouvelles du pays...

 

 

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Mercredi 12 septembre 3 12 /09 /Sep 11:07

frc.jpg       On n'avait vraiment pas besoin d'être super intelligent pour comprendre que tôt ou tard, les Frci seraient une épine dans le cou de dramane. ça y est, on est en plein dedans. Et pourtant il avait été prévenu. En effet, les différents accord négociés depuis Marcousis jusqu'à Ouaga ont eu pour constante la question du désarmement des rebelles. Ouaga a eu l'avantage de même préciser les contours de la nouvelle armée Ivoirienne. Mais le sieur Dramane ne l'netendait pas de cette oreille, lui qui n'avait que ça pour parvenir à ses fins, c'est-à-dire devenir président de la Côte d'Ivoire avec ou sans élection. Il était donc impérieux pour lui de garder sa milice en arme. C'est ainsi que malgré son approbation du désarmement en face des media, il manoeuvrait souterrainement pour maintenir le statut quo. Objectif: la présidentielle. Nous avons tous vu la mise en oeuvre de ce plan à la suite duquel, au mépris des dispositions des accords de Ouaga relatifs à la formation de la nouvelle armée, Dramane pond une ordonnance par laquelle il transforme tout simplement sa milice en force républicaine, plaçant de fait les FANCI dans une position de "rebellion" à laquelle on demande de rejoindre la "république". Comme bordel dans une armée nationale, y a pas mieux ! Le chef des FAFN  est fait CEMAG pendant que Mangou est envoyé ballader (il faut dire que lui il l'a bien cherché). Les chefs de guerre pour lesquels il était préconisé qu'ils soient mis à la retraite dans des conditions assez "sécurisantes" pour eux et leurs familles sont promus commandants puis Lieutenants-Colonels !

 Dramane a foutu le bordel dans notre armée depuis qu'il a décidé de n'accorder l'assistance financière de l'Etat qu'à ses seuls blessés de guerre pour leurs soins médicaux, instaurant de fait une discrimination injuste et défigurante. Il a foutu la merde dans l'armée en laissant prospérer au sein de ce qu'il apelle "la nouvelle armée" un faux complexe de supériorité de ses amateurs miliciens sur les professionels des FANCI qui en savent bien plus que le maniement des armes, parce que somme toute, la police, l'armée, la gendarmerie... ce n'est pas seulement une affaire de détente à presser. Or, le critère principal de recrutement de ses combattants après l'appartenance tribale, c'était justement de savoir faire boom!

 Ce truc qu'on veut peindre aux couleurs nationales et républicaines, lesquelles  refusent  manifestement d'adhérer au support, n'est qu'une milice tribale. Les djoula qui la composent dans une horrible majorité savent bien que c'est leur "chose", et on comprend alors qu'ils ne se sentent le moins du monde concernés par les multiples et improductives "mises au pas". Comment diantre pourrait-il en être autrement ? Des FAFN aux FRCI il n'y a qu'une différence d'appelation. Vétcho, Wattao, Morou, Zakaria et Chérif sont toujours les patrons. Leurs "petits" se reconnaissent toujours en eux, et il faut même croire qu'ils ont manoeuvré pour maintenir chacun un bon nombre de ses "éléments" sous ses ordres. Même Kigbafori a gardé l'équipe qui lui servait de garde personnelle pendant qu'il se faisait encore dérouler le tapis rouge à Bouaké. C'est ça le fameux Gaspm. Ce groupement dit "autonome". Dramane lui-même a sa "force spéciale" placée sous le contrôle de son cher Chérif Ousmane. 

 Cet homme a mis notre armée sens dessus-dessous. Qu'il se démerde et qu'il nous libère des tentacules de sa pieuvre. Il a eu beau se faire ministre de la défense, ses dozos n'en ont  cure. Ils continuent leurs "patrouilles" et font la loi dans leurs zones. A la périphérie de son armée, se trouvent les dizaines de milliers de "réservistes" qui rongés par le sentiment d'avoir été trahis disent se "dédommager" en "rentabilisant" leurs kalachs aux détriments des populations qui souffrent le martyr partout en Côte d'Ivoire avec les kidnappings assortis de demandes de rançons, les détentions arbitraires, les perquisitions illégales qui ne sont rien d'autre que des braquages de domiciles déguisés. Dramane menace, menace et menace, mais Amadé Ouérémi son frère continue de faire la loi dans le Far-West Ivoirien. Abobo continue d'abriter ses innombrables "commandants", Jah Gao lui-même continue de se déplacer dans la capitale avec sirènes et gyrophare, et si par malheur il lui arrivait de tomber dans un embouteillage comme ce fut le cas ce jour à Adjamé, ce sont les hauts-parleurs qui distillent aux autres automobilistes l'ordre de se rabattre sur les côtés pour laisser passer "le chef"!

Dramane comprendra peut-être maintenant pourquoi Gbagbo retenait ses hommes pendant que lui appelait de toutes ses forces la licorne, l'Ecomog et l'Onuci à appuyer l'offensive de ses chiens de guerres. 


C'était les Nouvelles du pays

 

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Samedi 5 mai 6 05 /05 /Mai 13:29

 

Il faut être humaniste pour réconcilier. Or c’est justement leur déficit en la matière qui empêche le pouvoir tribal qui nous gouverne de réussir ‘sa’ réconciliation. Ils ne peuvent pas réconcilier les Ivoiriens parce qu’ils ne savent ni ne veulent le faire. En réalité, plutôt que de prétendre réconcilier les Ivoiriens, ils devraient chercher à se réconcilier avec eux. Mais on voit bien qu’ils ont une autre approche ridicule et puérile qui consiste à exiger que les autres leur demandent pardon. Selon eux, les seules règles valables pour la réconciliation disent que c’est à eux de pardonner, mais à condition que les autres leur demandent pardon. Tout ceci démontrant si besoin était, qu’ils ont déjà les verdicts de tous les procès.  Qu’ils ne se reprochent rien, on peut leur concéder cet égotisme, vu que tout le monde n’est pas capable pour de faire une autocritique sérieuse et se remettre en cause. Mais alors pourquoi ne pas humblement créer un cadre dans lequel chacun pourra dire à l’autre ce qu’il lui reproche, car c’est seulement sur ces reproches que peut porter l’essentiel de la réconciliation. C’est une évidence que pour se réconcilier il faut être au moins deux, et en désaccord. Deux critères cumulatifs. Il n’appartient donc pas à chacun d’estimer qu’il n’a rien à se reprocher.

Ahoussou 1er qui veut revêtir les habits de réconciliateur manifestement trop serrés pour lui (car il faut se faire petit pour réconcilier) n’est-il pas celui qui en réponse à une question relative aux mauvaises conditions de détention des prisonniers politiques de Korhogo, Odienné… disait avec un sourire narquois du coin des lèvres derrière ses lunettes de schtroumpf : « Vous savez dans quelles conditions nous étions au Golf ? » Parole de ministre de la justice garde des sceaux de la République ! Avec un tel manque de hauteur, on comprend difficilement comment il pourrait se métamorphoser en réconciliateur et hisser les débats à un niveau moins trivial.

Ces djoula et alliés ne nous réconcilieront jamais parce qu’ils estiment que les Ivoiriens qu’eux et leurs alliés ont assassinés depuis le 19 septembre 2002, date du début de l’agression armée contre l’Etat de Côte d’Ivoire  dirigé par Laurent Gbagbo, Président démocratiquement élu, n’ont pas autant d’importance que ceux qui sont morts dans le cadre d’un conflit armé généralisé. Ce pouvoir djoula et son armée tout aussi tribale considèrent que pour faire ‘leur’ réconciliation, point n’est besoin de s’encombrer des ‘boussmanis’ qui ont été égorgés par les vampires du Mpci, Mpigo et Mjp. Les crimes perpétrés par leur confrérie de sorciers-chasseurs traditionnels ne sont pas si graves que cela. Ils n’ont fait qu’abattre de vieilles femmes à Adjanou, quelques jeunes gens ça et là, immoler quelques gendarmes surpris par les événements et éventrer quelques femmes enceintes. Ce pouvoir djoula et maçonnique a décidé que les jeunes filles Bété, Guéré, Akyé, Dida, Ebrié… violées par ceux à qui ils essaient de donner aujourd’hui l’onction républicaine ne valent pas la peine qu’on parle d’elles. Leur sang est peut-être d’une couleur différente de celui des femmes d’Abobo.

Les orphelins, les veuves et les mutilés de 2002-2004 sont frappés de mépris par le régime Rdr qui veut faire ‘sa’ réconciliation sur les meurtrissures et les cadavres de tous ces Ivoiriens qui de Duékoué à Odiénné, d’Abidjan à Minignan en passant par Gagnoa, Bouaké, Torogué, Akandjé et Zambakro ont trouvé la mort et la désolation sans avoir compris ce qui leur était reproché. Des familles ont été profondément déstabilisées et n’ont jamais plus retrouvé la paix. Des traumatismes graves ont causé des déséquilibres d’abord insoupçonnés puis manifestés au fil des années. Des patrimoines perdus n’ont jamais pu être reconstitués et le pouvoir djoula d’Abidjan estime que quiconque évoque ces choses est arrogant et s’oppose à la réconciliation. Mon Dieu, est-ce qu’ils sont humains ces gens ? Pourquoi les victimes de 2011-2012 auraient droit à leur compassion et pas celle de 2002-2004 ? Pourquoi les accusés de 2011-2012 devraient faire pénitence et pas ceux de 2002-2004 ?pourquoi une loi d’amnistie était-elle exigée en 2002-2004 et les prisonniers de 2011-2012 ne seraient pas libérés ? Pourquoi le mandat d’arrêt de Bédié contre Dramane a-t-il été annulé en 2002 par Gbagbo et les poursuites contre ce même Gbagbo et tous les résistants Lmp ne seraient pas  abandonnées par Dramane en 2012, pour que soient enfin créées les conditions de la vraie réconciliation ?

Ce pouvoir djoula devrait savoir ceci : celui qui brandi sa capacité de nuisance pour vouloir imposer une ‘réconciliation’ sous pression ne peut obtenir que deux choses :

Premièrement, une réconciliation de façade motivée par la peur et le désir de préserver des intérêts personnels, et qui peut donc être rompue au gré des circonstances. De cette catégorie sont Gervais Coulibaly, Mel Théodore...dont les motivation profondes ne coïncident pas vraiment avec l’intérêt national.

Deuxièmement, un refus courageux et honnête de participer à ce genre de mascarade, quel que soit le prix à payer. De cette catégorie sont tous les résistants qui par leur engagement constant disent non à la réconciliation sélective et discriminatoire du pouvoir djoula d’Abidjan qui est depuis son installation par la force des armes, en quête de légitimité.

 

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Mardi 24 janvier 2 24 /01 /Jan 08:56

Plus de deux décennies après la conquête des libertés, la Côte d’Ivoire est toujours à la case départ. Ou du moins, nous y avons été rétrogradés par ceux contre qui cette conquête avait justement été faite : les houphouétistes. Et pourtant que d’espoirs avec l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir pour une refondation totale de la Côte d’Ivoire économique, politique et culturelle. Nous avons rêvé, mais c’était trop beau pour être vrai. Trop beau pour s’inscrire dans le long terme. Ceux qui ont brutalement mis un point d’orgue à cette symphonie inachevée sont aujourd’hui en train de vouloir nous imposer leur cacophonie, ambiance dans laquelle ils prospèrent le mieux. Si seulement ils pouvaient se limiter à ne nous casser que les oreilles avec leurs incongruités ! Hélas, le weekend dernier, ces houphouétistes ont tout cassé : aussi bien les opposants que leur matériel. Ils en ont même assassiné un. En plein processus de réconciliation, comme ils appellent leur truc. Après un tel déchaînement contre un simple meeting de rentrée, de surcroît à Yopougon, on imagine aisément le traitement que les Houphouétistes auraient réservé au Fpi en campagne pour les législatives dans des circonscriptions telles qu’Adjamé, Treichville, Abobo, Séguéla, Odiénné, etc. Le piège était trop gros pour ne pas être évité. On imagine également le sort qui a pu être réservé à tous ces représentants Lmp lors du second tour de la dernière présidentielle. Tous ces faits amènent certains à parler de dictature naissante, mais c’est une expression à rectifier parce que cette dictature là ne vient pas du tout de naître. Elle est plutôt à une autre phase de son développement, comme un monstre en pleine mutation pour pouvoir cracher tout son potentiel liberticide. Elle a été conçue, cette dictature, dans l’esprit de ceux qui ont préparé le coup du 19 Septembre 2002 et elle est née le jour même où sont tombés les valeureux serviteurs de l’Etat de Côte d’Ivoire et tous les autres fils et filles du pays contre lesquels Dramane et ses hommes avaient choisi comme moyen d’expression la violence meurtrière. La violence pour terroriser les populations qui découvraient pour la première fois des combattants armés dans l’arène politique en Côte d’Ivoire. Cette dictature a cherché pendant 10 ans à s’imposer. D’abord dans l’opposition, elle s’était déjà assujetti ses alliés. Que pouvait le Pdci de Bédié contre une machine à tuer dont les manettes se trouvent à Paris, surtout quand on connait ce parti de grilleurs d’arachides n’ayant aucune culture de la lutte ? Bédié lui-même ressent depuis des années, en silence, les douleurs d’une vengeance sournoise que lui infligent ceux dont il fut le tortionnaire dans ses moments de gloire. On sait qui fait la loi dans leur conglomérat. On sait qui se fait b… tout le temps entre Bédié et Dramane. On sait qui a le rôle du violeur et qui est la victime, à qui il est même interdit de manifester sa douleur. Cette dictature là, elle n’est pas du tout naissante. Elle a déjà une décennie d’existence au moins ; décennie pendant laquelle elle s’est fait les dents sur la moitié nord du pays. Dans la zone cno, il n’y avait ni presse d’opposition, ni activité politique d’opposition, ni système judiciaire, ni loi autre que celle des comzones qui faisaient la pluie et la sécheresse. Leur gestion du territoire qu’ils contrôlaient à cette époque était à l’image de ce qu’ils font de la Côte d’Ivoire aujourd’hui. Il n’y en a que pour eux. Même au sein de leur coalition de rebelles. Anaky le nigaud en sait quelque chose. Et gare à ceux qui ne sauront pas se tenir comme IB. On ne critique pas le chef, fut-il importé, incompétent ou opportuniste. Telle est la vision que les houphouétistes ont de la démocratie, une notion qui somme toute fut étrangère au mode de gouvernance du vieux dont ils disent si justement s’inspirer. Avec Houphouët, notre génération a développé les mythes de la sacralisation mystique du pouvoir d’Etat. C’était un crime de lèse-majesté que d’oser critiquer Houphouët ou de s’opposer à lui. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’a voir comment Laurent Gbagbo, l’opposant d’alors avait été diabolisé pour s’être permis de dire la vérité sur HB et contre le Pdci. Les houphouétistes aujourd’hui ne font pas mieux, eux pour qui les violences perpétrées par leurs partisans se justifient parfaitement, dans leur Etat de droit, par les propos irrévérencieux, provocateurs, injurieux et mensongers de l’opposition. En d’autres mots, ils l’ont bien cherché et c’est bien fait pour eux, ces opposants. Voilà le fameux vivre ensemble de Dramane et ses miliciens. Le vivre ensemble dans une case devenue trop exigüe pour accueillir tout le monde, maintenant qu’ils sont aux affaires ; il n’y a pas et il n’y a d’ailleurs jamais eu de la place pour tout le monde dans la case de l’Oncle Dom (Dramane Ouattara Menteur), alors si vous ne parlez pas le Frci (ils ont tous cette langue en commun), si vous ne faites pas bissimilè en montant dans un taxi, si vous affectionnez le porc et si en bon cafri vous succombez de temps à autres à la tentation d’un Martini sec, i djouhou ta ka boye* !

 

*Traduction littérale : prend ton cul et quitte là !

 

Voila les nouvelles du pays.

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