Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 13:29

 

Il faut être humaniste pour réconcilier. Or c’est justement leur déficit en la matière qui empêche le pouvoir tribal qui nous gouverne de réussir ‘sa’ réconciliation. Ils ne peuvent pas réconcilier les Ivoiriens parce qu’ils ne savent ni ne veulent le faire. En réalité, plutôt que de prétendre réconcilier les Ivoiriens, ils devraient chercher à se réconcilier avec eux. Mais on voit bien qu’ils ont une autre approche ridicule et puérile qui consiste à exiger que les autres leur demandent pardon. Selon eux, les seules règles valables pour la réconciliation disent que c’est à eux de pardonner, mais à condition que les autres leur demandent pardon. Tout ceci démontrant si besoin était, qu’ils ont déjà les verdicts de tous les procès.  Qu’ils ne se reprochent rien, on peut leur concéder cet égotisme, vu que tout le monde n’est pas capable pour de faire une autocritique sérieuse et se remettre en cause. Mais alors pourquoi ne pas humblement créer un cadre dans lequel chacun pourra dire à l’autre ce qu’il lui reproche, car c’est seulement sur ces reproches que peut porter l’essentiel de la réconciliation. C’est une évidence que pour se réconcilier il faut être au moins deux, et en désaccord. Deux critères cumulatifs. Il n’appartient donc pas à chacun d’estimer qu’il n’a rien à se reprocher.

Ahoussou 1er qui veut revêtir les habits de réconciliateur manifestement trop serrés pour lui (car il faut se faire petit pour réconcilier) n’est-il pas celui qui en réponse à une question relative aux mauvaises conditions de détention des prisonniers politiques de Korhogo, Odienné… disait avec un sourire narquois du coin des lèvres derrière ses lunettes de schtroumpf : « Vous savez dans quelles conditions nous étions au Golf ? » Parole de ministre de la justice garde des sceaux de la République ! Avec un tel manque de hauteur, on comprend difficilement comment il pourrait se métamorphoser en réconciliateur et hisser les débats à un niveau moins trivial.

Ces djoula et alliés ne nous réconcilieront jamais parce qu’ils estiment que les Ivoiriens qu’eux et leurs alliés ont assassinés depuis le 19 septembre 2002, date du début de l’agression armée contre l’Etat de Côte d’Ivoire  dirigé par Laurent Gbagbo, Président démocratiquement élu, n’ont pas autant d’importance que ceux qui sont morts dans le cadre d’un conflit armé généralisé. Ce pouvoir djoula et son armée tout aussi tribale considèrent que pour faire ‘leur’ réconciliation, point n’est besoin de s’encombrer des ‘boussmanis’ qui ont été égorgés par les vampires du Mpci, Mpigo et Mjp. Les crimes perpétrés par leur confrérie de sorciers-chasseurs traditionnels ne sont pas si graves que cela. Ils n’ont fait qu’abattre de vieilles femmes à Adjanou, quelques jeunes gens ça et là, immoler quelques gendarmes surpris par les événements et éventrer quelques femmes enceintes. Ce pouvoir djoula et maçonnique a décidé que les jeunes filles Bété, Guéré, Akyé, Dida, Ebrié… violées par ceux à qui ils essaient de donner aujourd’hui l’onction républicaine ne valent pas la peine qu’on parle d’elles. Leur sang est peut-être d’une couleur différente de celui des femmes d’Abobo.

Les orphelins, les veuves et les mutilés de 2002-2004 sont frappés de mépris par le régime Rdr qui veut faire ‘sa’ réconciliation sur les meurtrissures et les cadavres de tous ces Ivoiriens qui de Duékoué à Odiénné, d’Abidjan à Minignan en passant par Gagnoa, Bouaké, Torogué, Akandjé et Zambakro ont trouvé la mort et la désolation sans avoir compris ce qui leur était reproché. Des familles ont été profondément déstabilisées et n’ont jamais plus retrouvé la paix. Des traumatismes graves ont causé des déséquilibres d’abord insoupçonnés puis manifestés au fil des années. Des patrimoines perdus n’ont jamais pu être reconstitués et le pouvoir djoula d’Abidjan estime que quiconque évoque ces choses est arrogant et s’oppose à la réconciliation. Mon Dieu, est-ce qu’ils sont humains ces gens ? Pourquoi les victimes de 2011-2012 auraient droit à leur compassion et pas celle de 2002-2004 ? Pourquoi les accusés de 2011-2012 devraient faire pénitence et pas ceux de 2002-2004 ?pourquoi une loi d’amnistie était-elle exigée en 2002-2004 et les prisonniers de 2011-2012 ne seraient pas libérés ? Pourquoi le mandat d’arrêt de Bédié contre Dramane a-t-il été annulé en 2002 par Gbagbo et les poursuites contre ce même Gbagbo et tous les résistants Lmp ne seraient pas  abandonnées par Dramane en 2012, pour que soient enfin créées les conditions de la vraie réconciliation ?

Ce pouvoir djoula devrait savoir ceci : celui qui brandi sa capacité de nuisance pour vouloir imposer une ‘réconciliation’ sous pression ne peut obtenir que deux choses :

Premièrement, une réconciliation de façade motivée par la peur et le désir de préserver des intérêts personnels, et qui peut donc être rompue au gré des circonstances. De cette catégorie sont Gervais Coulibaly, Mel Théodore...dont les motivation profondes ne coïncident pas vraiment avec l’intérêt national.

Deuxièmement, un refus courageux et honnête de participer à ce genre de mascarade, quel que soit le prix à payer. De cette catégorie sont tous les résistants qui par leur engagement constant disent non à la réconciliation sélective et discriminatoire du pouvoir djoula d’Abidjan qui est depuis son installation par la force des armes, en quête de légitimité.

 

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:56

Plus de deux décennies après la conquête des libertés, la Côte d’Ivoire est toujours à la case départ. Ou du moins, nous y avons été rétrogradés par ceux contre qui cette conquête avait justement été faite : les houphouétistes. Et pourtant que d’espoirs avec l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir pour une refondation totale de la Côte d’Ivoire économique, politique et culturelle. Nous avons rêvé, mais c’était trop beau pour être vrai. Trop beau pour s’inscrire dans le long terme. Ceux qui ont brutalement mis un point d’orgue à cette symphonie inachevée sont aujourd’hui en train de vouloir nous imposer leur cacophonie, ambiance dans laquelle ils prospèrent le mieux. Si seulement ils pouvaient se limiter à ne nous casser que les oreilles avec leurs incongruités ! Hélas, le weekend dernier, ces houphouétistes ont tout cassé : aussi bien les opposants que leur matériel. Ils en ont même assassiné un. En plein processus de réconciliation, comme ils appellent leur truc. Après un tel déchaînement contre un simple meeting de rentrée, de surcroît à Yopougon, on imagine aisément le traitement que les Houphouétistes auraient réservé au Fpi en campagne pour les législatives dans des circonscriptions telles qu’Adjamé, Treichville, Abobo, Séguéla, Odiénné, etc. Le piège était trop gros pour ne pas être évité. On imagine également le sort qui a pu être réservé à tous ces représentants Lmp lors du second tour de la dernière présidentielle. Tous ces faits amènent certains à parler de dictature naissante, mais c’est une expression à rectifier parce que cette dictature là ne vient pas du tout de naître. Elle est plutôt à une autre phase de son développement, comme un monstre en pleine mutation pour pouvoir cracher tout son potentiel liberticide. Elle a été conçue, cette dictature, dans l’esprit de ceux qui ont préparé le coup du 19 Septembre 2002 et elle est née le jour même où sont tombés les valeureux serviteurs de l’Etat de Côte d’Ivoire et tous les autres fils et filles du pays contre lesquels Dramane et ses hommes avaient choisi comme moyen d’expression la violence meurtrière. La violence pour terroriser les populations qui découvraient pour la première fois des combattants armés dans l’arène politique en Côte d’Ivoire. Cette dictature a cherché pendant 10 ans à s’imposer. D’abord dans l’opposition, elle s’était déjà assujetti ses alliés. Que pouvait le Pdci de Bédié contre une machine à tuer dont les manettes se trouvent à Paris, surtout quand on connait ce parti de grilleurs d’arachides n’ayant aucune culture de la lutte ? Bédié lui-même ressent depuis des années, en silence, les douleurs d’une vengeance sournoise que lui infligent ceux dont il fut le tortionnaire dans ses moments de gloire. On sait qui fait la loi dans leur conglomérat. On sait qui se fait b… tout le temps entre Bédié et Dramane. On sait qui a le rôle du violeur et qui est la victime, à qui il est même interdit de manifester sa douleur. Cette dictature là, elle n’est pas du tout naissante. Elle a déjà une décennie d’existence au moins ; décennie pendant laquelle elle s’est fait les dents sur la moitié nord du pays. Dans la zone cno, il n’y avait ni presse d’opposition, ni activité politique d’opposition, ni système judiciaire, ni loi autre que celle des comzones qui faisaient la pluie et la sécheresse. Leur gestion du territoire qu’ils contrôlaient à cette époque était à l’image de ce qu’ils font de la Côte d’Ivoire aujourd’hui. Il n’y en a que pour eux. Même au sein de leur coalition de rebelles. Anaky le nigaud en sait quelque chose. Et gare à ceux qui ne sauront pas se tenir comme IB. On ne critique pas le chef, fut-il importé, incompétent ou opportuniste. Telle est la vision que les houphouétistes ont de la démocratie, une notion qui somme toute fut étrangère au mode de gouvernance du vieux dont ils disent si justement s’inspirer. Avec Houphouët, notre génération a développé les mythes de la sacralisation mystique du pouvoir d’Etat. C’était un crime de lèse-majesté que d’oser critiquer Houphouët ou de s’opposer à lui. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’a voir comment Laurent Gbagbo, l’opposant d’alors avait été diabolisé pour s’être permis de dire la vérité sur HB et contre le Pdci. Les houphouétistes aujourd’hui ne font pas mieux, eux pour qui les violences perpétrées par leurs partisans se justifient parfaitement, dans leur Etat de droit, par les propos irrévérencieux, provocateurs, injurieux et mensongers de l’opposition. En d’autres mots, ils l’ont bien cherché et c’est bien fait pour eux, ces opposants. Voilà le fameux vivre ensemble de Dramane et ses miliciens. Le vivre ensemble dans une case devenue trop exigüe pour accueillir tout le monde, maintenant qu’ils sont aux affaires ; il n’y a pas et il n’y a d’ailleurs jamais eu de la place pour tout le monde dans la case de l’Oncle Dom (Dramane Ouattara Menteur), alors si vous ne parlez pas le Frci (ils ont tous cette langue en commun), si vous ne faites pas bissimilè en montant dans un taxi, si vous affectionnez le porc et si en bon cafri vous succombez de temps à autres à la tentation d’un Martini sec, i djouhou ta ka boye* !

 

*Traduction littérale : prend ton cul et quitte là !

 

Voila les nouvelles du pays.

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 13:11

C’est la fin d’une longue trêve (silence-blog) due aux traumatismes que Dramane et ses chasseurs d’ici et d’ailleurs ont infligés à la Côte d’Ivoire. Notre silence était aussi voulu par la bienséance devant la mort, parce que chez nous, lorsque vous êtes dans la maison du deuil, vous devez toujours prendre soin de ne pas parler à haute voix. Le chuchotement est la posture vocale de rigueur. Pendant tout ce temps donc, nous avons chuchoté, murmuré, marmonné. Certains parmi nous ont même eu la naïveté (malgré les leçons du prof Zégou) de croire que par leur silence ils feraient perdre aux cœurs de pierre d’en face un peu de leur rudesse. Mais Laurent Gbagbo a quand même été déporté à la Haye. Nous avons pensé pouvoir monnayer notre silence de circonstance avec un peu de liberté, de justice et de démocratie. Mais c’était sans compter avec l'acharnement haineux de Dramane qui détient encore nos camarades dans l’illégalité la plus totale pendant que d’autres Ivoiriens sont contraints à l’exil et à la mort, et que notre constitution est tous les jours violée. Dramane refuse à dessein et avec insolence, de se soumettre à l’obligation constitutionnelle qu’il a de déclarer son patrimoine et de démissionner de son club de soutien, le Rassemblement Des Rebelles. Malgré tout cela, nous avons gardé une posture conciliante devant l’imposture au nom du respect de ceux qui sont tombés, le temps de faire notre deuil, et ils ont cru que leur conglomérat de déserteurs, chasseurs et prisonniers évadés au service du moro naba avaient réussit leur mission d’intimidation et de démobilisation des démocrates. Et alors, ils s’en sont donné à cœur joie en mettant en branle une justice d’artifice comme les feux qui les ont tant émerveillés. Ils ont tribalisé notre armée (mieux vaut parler aux Frci en djoula pour se faire comprendre), tribalisé notre parlement (un découpage des circonscriptions très injustement favorable au nord a donné comme résultats au moins 101 députés du nord pour le seul Rdr sur les 255), tribalisé notre exécutif (presque tous les ministres Rdr sont du nord et ceux du Pdci des akans) et notre administration. Ils ont sacrifié notre jeunesse estudiantine comme en 1992 (le chien se couche toujours de la même manière). Ils ont sacrifié nos emplois, notre santé et par reconnaissance à ceux qui ont bombardé des Ivoiriens pour les installer dans le sang, ils s’activent aujourd’hui à mettre en place une machine de prédation de nos richesses. Ils ont même confisqué nos libertés et nos comptes pour nous faire mourir à petit feu, mais ce feu là grandira et les vents de la liberté en orienteront les flammes vers ceux qui les ont allumés ! Le temps du silence est passé. Le temps des petits calculs est passé. Derrière nous, c’est le mur. La seule option que nous avons maintenant, c’est d’avancer, contre vents et marrées. Avancer vers la reconquête de nos libertés volées.

Ce jour là, Dramane et sa clique l’ont toujours redouté. Ce jour où de façon officielle la machine à imposer la démocratie se mettrait en marche. Voilà la raison des sabotages par les Frci des moindres initiatives de rassemblement précédents du Fpi. Le règne par la terreur ne prend plus. Les intimidations, ça ne marche plus. Les réflexes de liberté sont de retour. On répond désormais à ceux qui déversent leur baves dans les transports en commun, on ne se cache plus pour lire les journaux bleus, les tee-shirts à l’effigie de LG sont de retour, le V de la victoire ne se fait plus sous cape et bientôt, très bientôt, le rouleau compresseur sera lâché. Pauvre Dramane. Après 9 mois sans aucune opposition devant lui, il n’a pas pu accoucher. Qu’il se prépare donc pour la césarienne, parce que cette démocratie qu’il a avalée, on va lui arracher des tripes par voie…démocratique ! Salut ô terre d’espérance…

 

Voilà, c'était les nouvelles du pays.

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 12:50

Ouat.jpgNombreux sont certainement ceux et celles à qui le PGCD rappellera des souvenirs à colorations diverses selon les expériences, mais il y a fort à parier que les plus douloureux soient les plus nombreux, tellement les maîtres de CM2 et les profs de 6ème peinaient à graver ce principe de mathématique dans les esprits d’adolescents alors trop encombrés et préoccupés par des expériences n’ayant rien à voir avec les trouvailles de Pythagore et ses copains! Et pourtant, la maîtresse avait bien raison d’insister, elle qui disait toujours : « Votre problème, c’est le PGCD ! » Elle ne croyait pas si bien dire.

 

La Côte d’Ivoire politique avant Ouattara

Aujourd’hui, les Ivoiriens aussi, à l’instar de ces élèves de CM2, ont un sérieux problème avec leur PGCD. La Côte d’Ivoire comme de nombreux pays Africains, a reçu dans les années 90 sa bouffée du vent de démocratisation qui a soufflé depuis les pays de l’Est. Le Pdci d’Houphouet Boigny a dû céder du terrain aux forces progressistes conduites par le FPI de Laurent Gbagbo dont l’opposition au mythique père de la nation n’a jamais pris la forme ni d’une insurrection, ni d’une guerre fratricide au point de diviser la nation si fragile. On a voulu le faire passer pour un belliqueux, violent et guerrier. On a même créé sur son dos une fausse rivalité entre bété et baoulé pour nuire à ses ambitions politiques, mais la mayonnaise n’a pas vraiment pris, sauf dans l’esprit de ceux dont l’adhésion au Pdci n’était fondée que sur le tribalisme. En ce temps là, la cohésion nationale ne souffrait aucunement, bien que le Pdci n’ait reculé devant aucun moyen pour casser l’opposition : faux complots, emprisonnements, bastonnades, répressions, expéditions punitives, musellement de la presse, intimidation, licenciements abusifs… La cohésion nationale a été préservée seulement parce que les Laurent Gbagbo et autres avaient une conscience élevée de la nation et de l’intérêt commun.

A force de persévérance et de sérénité, Le Fpi de Gbagbo a su s’imposer dans la conscience collective des Ivoiriens comme un challenger sérieux du Pdci de HB tout en faisant mentir ceux qui comme aujourd’hui voulaient lui donner les traits du bété palabreux qui va brûler tout le pays. Il n’en a rien été et il n’en est toujours rien. Gbagbo a combattu HB, la Côte d’Ivoire n’a pas été divisée. Il n’y a jamais été question de centre baoulé contre le centre-ouest bété. Il n’y a jamais eu de théorie d’exclusion des bété de la gestion de l’Etat. Il n’y a eu aucune entreprise subversive contre le régime Pdci, malgré le désaccord de Dakoury sur la question. Notons que ce dernier a finalement trouvé le cadre propice à la mise en œuvre de ses idées guerrière avec la rébellion. Laurent Gbagbo a contre vents et marrées, au péril de sa vie, préféré supporter les brimades à lui infligées par le Pdci, pour préserver la stabilité de la Côte d’Ivoire, son pays, plutôt que de recourir à la violence et aux armes dont l’issue aurait été comme aujourd’hui, la désintégration du tissu social et la désolation au sein du peuple. On peut le dire tout net : le Pdci avait alors créé toutes les conditions d’une guerre civile à laquelle la Côte d’Ivoire n’a échappé que parce que Laurent Gbagbo est resté constant dans son principe d’alternance du pouvoir par les urnes et rien que les urnes.

 

Ouattara crée la fracture au sein du Pdci.

Ensuite arrivent les temps des plans d’ajustement structurels, panacée prescrite et administrée à tous vents à nos Etat Africains par les usuriers internationaux. La Côte d’Ivoire aura droit à sa dose, et le Docteur de service n’était autre qu’un certain Alassane Dramane Ouattara, le même qui aujourd’hui s’appelle seulement Alassane Ouattara, le fils de Nabintou Cissé ou Nabintou Ouattara, l’Ivoirien d’origine Voltaïque ou le Voltaïque d’origine Ivoirienne (ça dépend des opportunités qui s’offrent à lui), celui qui veut devenir Président après avoir perdu l’élection. L’homme de toutes les contradictions. En devenant premier ministre dans un pays dont l’organisation constitutionnelle ne prévoit pas ce poste, Ouattara accentue la division qui minait le Pdci. Bédié, le dauphin constitutionnel sent son héritage menacé et se constitue un bloc rival. Il coiffe Ouattara au poteau à la course au pouvoir. Bédié au pouvoir reste sur la défensive et contraint Ouattara à l’exil.

 

Ouattara crée la fracture entre Ivoiriens

C’est alors que Ouattara lance sa bombe tribale et religieuse. Il choisi la stratégie du diviser pour mieux régner. Se réclamant du Nord et de la religion musulmane, il y fait quelques allusions à mots bien choisis. Il décide de profiter des mécontentements créés par l’Ivoirité de Bédié en tirant sur la fibre tribale. « On veut empêcher ma candidature parce que je suis du Nord et musulman », ou quelque chose dans le genre. Mais peu importe la formule exacte, le fait est que Ouattara a causé une fracture profonde dans la nation Ivoirienne en se présentant en martyr des ressortissants du Nord, un Nord dont on connait le sens aigue de la solidarité entre frères et co-religionaires. Une étincelle qui a mis le feu aux poudres. Avec l’aide des media internationaux qui raffolent de ce genre de feuilletons Africains, Ouattara multiplie brèches sur brèches dans le tissu social. Pourvu que cela serve sa cause. Il dit se battre contre « l’exclusion… », mais se garde bien d’ajouter « …du Nord » parce qu’il a su faire en sorte que la logique de ses déclarations antérieures donne à ses auditeurs assez d’éléments pour achever son idée. Ce sentiment de frustration, Ouattara l’a fait grandir dans l’esprit de nos frères du Nord, si bien que lorsqu’il a fait reprendre ce refrain à sa milice, c’est devenu un slogan de ralliement et de sympathie qui a ouvert les cœurs à ces rebelles devenus héros et libérateurs pour certains. Si aujourd’hui la rébellion occupe la moitié Nord du pays, c’est bien parce que là bas, ils ont été acceptés et adoptés. Même à Abobo, après l’exode massif des populations, la commune est encore peuplée de ceux qui ne se sont pas sentis inquiétés par les assaillants : essentiellement les ressortissants du Nord. Certains parmi ces habitants filtrent les entrées et sorties de certains quartiers d’Abobo en testant votre capacité à vous exprimer en langue Djoula et si vous avez le malheur d’être bété comme Gbagbo, vous êtes purement et simplement mis de côté pour un traitement particulier ! Et pourtant, ceux qui se disent exclus ont de tous temps, même aujourd’hui, été en Côte d’Ivoire, le groupe ayant le plus de ressortissants disséminés à travers les autres régions du pays. Chaque village a son djoulabougou, même à Gagnoa, région d’où est originaire Laurent Gbagbo, tout un quartier nommé Djoulabougou a été formé par une très forte communauté de ressortissants du Nord. Il n’y a aucun groupe qui ait été autant accepté et intégré dans les autres régions que ceux venus du Nord. En plus, ils détiennent le commerce dans la plupart de ces régions qui les ont accueillis.

 

Ouattara créé la fracture entre les Ivoiriens et la population immigrée.

Lui dont la nationalité Ivoirienne est déclarée « douteuse » par décision de justice se fait le porte-voix d’une certaine population immigrée pour laquelle l’obtention de la nationalité Ivoirienne constitue une garantie de préservation des nombreux avantages obtenus de leur séjour chez nous. Ouattara a instrumentalisé la question de l’immigration et de la propriété foncière en se présentant comme le champion de l’intégration. Pour cela, il a combattu à travers sa rébellion armée la loi sur le foncier rural dont les dispositions assuraient pourtant une protection de la terre Ivoirienne. Il a fait croire aux étrangers que le régime de Laurent Gbagbo était xénophobe et qu’il ne cherchait qu’à les déposséder de leurs biens. Ainsi, les Burkinabés et les maliens qui se trouvent être les plus nombreux parmi les propriétaires terriens immigrés sont entrés en conflit larvé puis ouvert avec leurs hôtes et avec l’Etat de Côte d’Ivoire en allant grossir les rangs de la rébellion armée. Et pourtant, le nouveau chantre de l’intégration est bien celui qui a institutionnalisé la division entre étrangers et nationaux avec sa carte de séjour !

 

Ouattara crée la fracture entre nations Africaines

Récemment, on a pu voir le natif de Dimbokro originaire de Kong ou de Gbéléban se proclamer Président de la Côte d’Ivoire selon un scénario des plus rocambolesques. Il a alors créé une situation sans précédent en Afrique, avec l’aide de ses copains néo colonialistes. Mais avec le temps, après les précipitations et les acquiescements moutonniers de certains Chefs d’Etats de la CEDEAO et de l’UA, l’Afrique digne s’est fait sa propre idée de la situation et a fait retentir un autre son de cloche. Aujourd’hui, de fait, les Etats Africains sont divisés sur la question de la crise Ivoirienne. Il y a d’un côté l’Afrique des négriers, caisse de résonnance de l’occident conduite par Wade et Compaoré, principaux soutiens de Ouattara, et de l’autre côté, l’Afrique digne anti néo colonialiste menée par L’Afrique du Sud et l’Angola qui soutiennent Laurent Gbagbo.

 

Ouattara crée la fracture entre musulmans

Dans sa folle course au pouvoir, Ouattara ne se donne aucune restriction, aucun interdit. Même la communauté musulmane à la quelle il prétend appartenir a récemment subit les foudres du PGCD Ouattara. A l’occasion de la dernière célébration de la fête de Maouloud, Ouattara pour donner un peu de contenu à son pouvoir virtuel a fait dire par le Cosim de Boikary Fofana que la date communiquée par le CNI de Koudous Idriss n’était pas la bonne, et que les musulmans devaient s’abstenir de la prendre en considération pour se soumettre à celle publiée par le décret de Ouattara. Pourtant, des musulmans ont bel et bien tenu compte de la date communiquée par le CNI et d’autres ont célébré le Maouloud le lendemain, selon les instructions de l’Iman Boikary Fofana en service au Golf Hôtel. Aujourd’hui, à cause de Ouattara, il y a deux communautés musulmanes en Côte d’Ivoire.

 

Ouattara a infecté toute la Côte d’Ivoire du virus de la division. Il a divisé les syndicats, divisé les centrales syndicales, divisé la classe politique, divisé autochtones et allogènes, divisé étrangers et nationaux, divisé les religieux, divisé les chefs traditionnels, divisé le Pdci, divisé les ONG, divisé les paysans, et cerise sur le gâteau, il a divisé la Côte d’Ivoire en deux avec sa rébellion armée. Au moment où les dernières lignes de cet article s’écrivent, on apprend que la commune d’Abobo est désormais divisée en deux parties contrôlées l’une par les Fds et l’autre par les rebelles à la solde de Ouattara qui est de toute évidence, le Plus Grand Commun Diviseur que la Côte d’Ivoire ait jamais eu.

 

C’était les nouvelles du pays

 

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 12:00

pinoccio« Je suis là pour certifier avec l’autorité finale.»

 

Cette déclaration terrible de Yung yi Choi reste encore fraiche dans nos mémoires d’électeurs, nous qui pensions que la lueur que nous apercevions là bas tout au fond était celle qui indiquait la sortie du tunnel. Que non. C’était un mirage, et le temps de s’en rendre compte, l’illusion a vite fait place au cauchemar, avec dans le rôle principal, Choi le menteur indécrottable. En bon fils du soleil levant, sourire jaune (original) à l’appui, il a su nous donner l’espoir d’un jour nouveau qui s’est avéré virtuel, comme tout ce dont il se fait le défenseur. Le soleil levant n’était qu’une torche de téléphone portable, Corée-toc de surcroît ! On ne peut pas en vouloir aux Ivoiriens d’y avoir cru avec toutes leurs tripes, comme le montre le fort taux relevé au premier tour et qui malgré la défaite d’un poids lourd (Bédié) a pu se maintenir au-delà des 70%. Nous avons cru dur comme fer que cette fois-là serait la bonne. La fin définitive de l’errance qui a coûté tellement de vies et de sang. Nous avons naïvement cru que Ban Ki Moon l’autre Coréen, serait moins onusien que l’Africain Anan dont cette organisation mafieuse n’a fait qu’une bouchée. Avant Choi, le poulain de Moon, Pierre Schori, Gérard Stoudman, Tévoédjré Albert ont joué au même jeu de dupes mais avec moins de classe. Avec eux, c’était la méthode ‘supprimer’ Gbagbo sans passer par la corbeille. Tous ceux-là avaient délibérément fait passer Gbagbo pour le bourreau et mis Ouattara et sa rébellion dans la peau de la victime. Laurent Gbagbo malmené, humilié, déshonoré a bu la dose de cette potion infecte qu’il lui était possible de supporter. Ayant résisté aux poisons Schori, Stoudman et Tévoédjré, il a fallu lui administrer une dose plus forte, mais en intra-veineuse. Tel se révèle aujourd’hui être le mandat parallèle de Choi. Et il faut l’avouer, il s’y est très bien pris, à quelques détails près. Lui a opté pour le mensonge comme arme fatale. Sa stratégie a ainsi connu deux grandes articulations ou deux gros mensonges.

 

Primo : Choi a menti sur les termes de son mandat. C’était un mensonge clé, car il fallait donner une couverture ‘officielle’ et ‘onusienne’ à ses gesticulations ante et post électorales. Pour rappel, souvenons-nous que la question électorale dans la crise ivoirienne a suscité en son temps la création du poste de Haut Représentant pour les Elections en Côte d’Ivoire avec un mandat ainsi défini par la 1721 (2006): «le Haut représentant pour les élections en Côte d’Ivoire sera la seule autorité habilitée à rendre les arbitrages nécessaires en vue de prévenir ou de résoudre toute difficulté ou contentieux liés au processus électoral, en liaison avec le Médiateur… ». Mais très promptement, le conseil constitutionnel s’y est opposé parce qu’estimant à raison (à la lumière des faits actuels) qu’un tel mandat conférait au HRE le pouvoir anticonstitutionnel de « méconnaître ou même invalider des décisions du Conseil constitutionnel ». En conséquence de cette protestation, la 1765 (2007) a procédé à des réaménagements notables :

Le HRE devient désormais Représentant Spécial du Secrétaire Général. Son mandat est pour l’essentiel ainsi défini : «le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d’Ivoire  certifiera que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielle et législatives ouvertes, libres et transparentes, conformément aux normes internationales». Notons bien que dans sa nouvelle fonction, le RSSG n’est plus la seule autorité habilitée à rendre les arbitrages. Mieux, il n’est même pas associé à la procédure d’arbitrage, prérogative constitutionnellement et exclusivement réservée au Conseil Constitutionnel. Son rôle de certificateur consistait en tout ce qu’il veut, sauf se substituer aux institutions nationales compétentes. D’où vient donc que Choi se croit autorisé à « certifier avec l’autorité finale », car en effet, quelle serait donc la différence entre être la seule autorité habilitée à rendre les arbitrages et « certifier avec l’autorité finale » ? Aucune. Choi, par ce mensonge sur la base duquel il a fait un écho retentissant aux propos de Youssouf Bakayoko, a replongé la CI au fond du trou dont nous avions enfin atteint le bord. Choi a menti comme un français, s’arrogeant les pouvoirs que la 1721 avait conféré au HRE. Il nous a fait faire un bond de 5 ans en arrière, menant à son terme la sale besogne que ses prédécesseurs avaient dû laisser inachevée.

 

Segundo : Et bis repetita. Encore un mensonge d’envergure ! Après la première forfaiture, la suite logique est de se donner les moyens (diplomatiques et militaires) de porter au régime de Gbagbo le coup de grâce. Ouattara ayant été fait ‘président’ par le premier mensonge de Choï, le second devra créer les conditions de la prise effective du pouvoir par celui-ci. Pour cela, la ténébreuse machine onusienne devra être mise en branle. Le conseil de sécurité doit d’abord donner son aval pour donner à l’Onuci un mandat offensif, mandat sous lequel il aura libre cours de prendre des initiatives d’attaque militaire pour faire plier Gbagbo Laurent, ce téméraire qui jusque là a su déjouer les plans de la coalition internationale. Pour y parvenir, il fallait à Choi des arguments. Mais puisque l’homme a un registre dans lequel il prospère et excelle, il ne lui a pas été difficile de concocter un mensonge à la mesure de ses projets : des hélicos Bélarus livrés à Gbagbo. Avec ce mensonge, Choi n’était pas loin de réussir un grand coup qui aurait ouvert aux casques bleus et à la Licorne la voie à un dégommage de Laurent Gbagbo sans fioriture ! Mais Dieu veille. Le bon sens a habité les gourous de New York qui ont vite fait de balayer du revers de la main cette approche aussi gauche que trop révélatrice, laissant à Moon et à son petit Choi la lourde charge d’assumer seuls les conséquences de leur mensonge commun. Le menteur et son mentor, la queue entre les jambes se fondent et se confondent en excuses, même si l’orgueil ne leur a pas permis d’aller jusqu’au bout de leur pénitence. Les excuses, il n’y en a eu que pour le Bélarus. De toutes les façons, ce qui est attendu d’eux, ce n’est pas qu’ils s’excusent d’avoir raté leur coup, mais de plier bagage et d’aller faire joujou ailleurs.

 

S’il est vrai que la diplomatie a son langage et que l’ambigüité semble en être la principale caractéristique, les mensonges de Choi eux étaient carrément aux antipodes de la morale. Il ne s’est pas trompé, il a trompé les autres. Et c’est ce qu’il a fait dès après l’élection présidentielle. Il a trompé tout le monde. Et c’est ce qu’il fait depuis lors. Il ment et trompe. Choi, sensé être en Côte d’Ivoire le chef des peace-keepers (gardiens de la paix) a donné une très forte caution morale à la rébellion de Ouattara, il fourni appui logistique et humain à ceux qui continuent de semer la terreur à Abobo.

 

Ceux de sa race, on les connaissait pour avoir inspiré à la langue française l’expression (sou) rire jaune. Mais il faut l’avouer, le sourire de Choi lui, a viré au noir sarcastique et machiavélique !

 

Mieux vaut ne pas en rire.

 

C’était les nouvelles du pays

Par sonia - Communauté : Côte d'Ivoire libre
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